Le retour de Tagua 9 novembre 2018 – Posté dans: Non classé

Ca faisait trop longtemps que je ne vous avais pas invités dans l’atelier BSK!

Je vais donc vous en ouvrir les portes et vous présenter un nouveau travail sur de la graine de Tagua, plus connue sour le nom ivoire végétal.

Cette graine issue d’un palmier d’Amazonie a la particularité de ressembler à s’y méprendre à de l’ivoire animal, mais avec l’avantage non négligeable de ne pas mettre en danger la vie d’animaux sauvages et de plus en plus rare à l’état naturel.

Pour éviter tout abus, une campagne visant à éviter la déforestation est soutenue par le fournisseur avec lequel j’ai travaillé pour la réalisation de ces pièces.

Vous pouvez d’ailleurs y participer et retrouver une gamme d’objets en Tagua sur le site www.taguaworld.com .

Mais revenons à notre atelier.

J’ai reçu cette demande d’un maroquinier de renom, spécialisé dans la fabrication de malles, Mr Maltier , le bien nommé.

Mr Maltier avait besoin de pièces pour finir une commande spécifique, il m’a donc demandé de réaliser une série de bagues et de dés pour pampilles en cuir.

Une fois la matière première reçue, j’ai pu passer à la fabrication.

Avant tout, lorqu’on fabrique une nouvelle pièce, il est indispensable de réaliser des tests pour comprendre le matériau, éprouver sa solidité et ses réactions.

Dans l’atelier, la réaction de l’ivoire végétal a été ma foi … plutôt surprenante! :-)

*** réalisé sans trucage *** :-D

Une fois ces tests effectués, j’ai pu débuter le travail; le dit travail commençant sur le tour.

Dans un premier temps, il faut mettre la pièce au rond, selon le terme de tournage, comme cela l’évoque, il s’agit d’égaliser la graine pour qu’elle soit parfaitement circulaire.

Ce travail réalisé, on lui donne la forme voulue.

Ici, on recherchait un effet légèrement bombé.

Avant de passer à l’étape suivante, on procède à une première finition pour obtenir un état lisse et brillant, pour cela, du ponçage, du ponçage, et encore un peu de ponçage.
On n’imagine pas l’importance et le temps que nécessite cette étape!

Ensuite, à l’aide de la perceuse à colonne qui va permettre de percer parfaitement à la verticale, j’ai réalisé les trous qui serviront à la fixation de la bague sur la malle.

Une fois ce travail réalisé, on peut enfin passer à la finition définitive pour obtenir un effet poli, qui donne un résultat tout à fait semblable à l’ivoire animal.

Une fois les 8 bagues finies, il était temps de passer aux 3 dès pour pampilles de cuir.

C’est reparti devant le tour!

Mettre au rond, former …

Mais on a parfois des surprises! La graine de Tagua contient un germe qui crée des fissures, plus la graine est grosse, plus la fente est importante.

Remedier à ce problème relève parfois du défi…

Qu’on relève avec de la persévérance et pas mal de triturages de neurones.

Une fois la forme souhaitée obtenue,( et les triturages des neurones fructueux) , il a fallu créer une fente (souhaitée celle ci…) pour permettre le passage du cuir de la pampille.
Une fois cette tâche accomplie et le polissage terminé, nous avions nos 3 dés a pampilles!

les pièces ont pu partir pour l’atelier Maltier cette fois ci, pour être assemblées sur une malle destinée à recevoir de délicieux breuvages!

Vous pouvez retrouver la génese de cette magnifique création ici : https://www.facebook.com/Maltier.le.Malletier

Je remercie Monsieur Maltier pour sa confiance, au plaisir de travailler de nouveau pour ses ateliers!

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